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  • Photo du rédacteurClément Guérin

Des quartiers communautaires partout ?

Avez-vous déjà remarqué l’importance des quartiers communautaires dans les grandes villes ? Pourquoi y a-t-il des Chinatown aussi bien qu’à New York, Londres ou Paris ? Les immigrants se replient-ils systématiquement sur eux-mêmes et cherchent-ils vraiment à s’intégrer ?



Pour commencer, LA question à se poser : la migration a-t-elle choisie ?


Lorsqu’on s’expatrie volontairement, pour des raisons professionnelles par exemple, la tendance veut à ce qu’on affiche une certaine ouverture d’esprit quant à son nouveau pays d’accueil.


La plupart du temps, le déplacement a été préparé, la langue apprise (ou les rudiments), rendant la transition plus facile à gérer.



Dans le cas d’une migration subie (guerre, persécutions, etc…), la donne est différente.


Outre le traumatisme lié à l’exil, les défis pour s’intégrer ne manquent pas : barrière de la langue, différences culturelles, différences des systèmes sociaux et économiques…


Le regroupement des immigrants en quartiers communautaires traduit donc d’abord une réponse naturelle et humaine qui consiste avant tout à se rassurer.


Chercher à établir des liens avec des personnes qui partagent des traits communs avec nous peut nous aider à nous sentir plus à l'aise et à mieux nous intégrer.


Cela ne dispense pas les immigrants à long terme de faire des efforts pour participer à des activités avec des locaux, apprendre la langue locale, chercher du travail.



Bien souvent, ces quartiers communautaires ne sont la partie émergée de l’iceberg.


Ils deviennent souvent des lieux touristiques, presque caricaturaux et pas forcément habités par les ethnies “originelles”.


Aucune importance.


Moi qui suis fan du mélange des cultures, ça me plairait bien de me faire un fish and chips la prochaine fois que j’irai dans le Chinatown londonien.

A condition que la recette soit revisitée.

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